Au Grand Saint-Nicolas
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Au fil d’un siècle, le café Grand-Saint-Nicolas a été le témoin des dynamiques historiques et locales de Maxéville, l’inscrivant durablement dans le paysage social et urbain de la commune. Les archives documentaires et iconographiques nous permettent aujourd’hui d’établir un historique de ce commerce et lieu de vie.
Le plus ancien propriétaire connu est Jean-Nicolas Kimmel (1841-1891). Né à Etting, il réside toutefois au 46, Grande Rue jusqu’en 1891, comme le confirment les listes de recensement, accompagné de ses sept enfants et de son épouse Catherine Hallard, qui à la disparition de Nicolas, assure l’exploitation du café, en tant que cafetière et débitante, jusqu’au changement de propriétaire en 1897.
Le 1er juillet 1897, un article publié dans l’Est Républicain informe ses lecteurs de l’acquisition du café-restaurant « Au Grand Saint-Nicolas » par Eugène Delignon (1872-1943). Né en 1872 à Blainville-sur-l'Eau, il épouse en décembre 1900 la maxévilloise Marie Eugénie Delaunay (1875-vers 1957). Dans le contexte d’un vif engouement pour l’aviation où cercles et sociétés d’enthousiastes se multiplient à travers la France, le café Saint-Nicolas joue un rôle de soutien local en accueillant l’association Maxéville-Aviation, comme en témoignent plusieurs cartes postales des années 1910.
Les listes de recensements attestent par la suite de la présence de deux nouveaux « cafetier, patron » à la tête de l’établissement : Joseph Gérard (1890-1980), recensé en 1926 au 10, rue de la République, puis Lucien Leguay (1894-1969), signalé en 1936 au 35, rue de la République.
Comme on peut le lire sur la façade l'établissement est aussi hôtel.
Il faut attendre 1944 pour que le café soit repris par Georges Benkemoun (1918-1944). Connu pour être débitant, résistant FFI, il abrite dans ses caves les habitants du voisinage pendant les bombardements de la Libération. Il sauve ainsi la petite fille d’Adrienne Jambon. Blessé par les Allemands dans une rue de Maxéville, il décède à l’hôpital quelques jours plus tard.
La concession au cimetière est ouverte par Madeleine Hoteplin (1909-1986) qui apparaît ensuite à la tête de l’établissement du Grand Saint-Nicolas dans le recensement de 1946.
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À cet instant et jusqu’à sa fermeture, le café reprend son rôle d’hôte pour divers évènements : réunions d’anciens combattants et de prisonniers de guerre, repas de communions, et de mariages (le dernier étant celui de la sœur de Denise Perrin en 1952).
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À la suite de la construction du viaduc de l'autoroute et la démolition de nombreuses habitations, la numérotation de la rue est révisée, situant le café au 15, rue de la République.
L’établissement est finalement vendu à l’institution J.-B. Thiery et démoli en 2000. Un nouvel immeuble est construit sur l’ancien café et le jardin attenant est transformé en parking.
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