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Mémoire de Maxéville

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cafes
3 mars 2026

Au Grand Saint-Nicolas

 

Au fil d’un siècle, le café Grand-Saint-Nicolas a été le témoin des dynamiques historiques et locales de Maxéville, l’inscrivant durablement dans le paysage social et urbain de la commune. Les archives documentaires et iconographiques nous permettent aujourd’hui d’établir un historique de ce commerce et lieu de vie.  

Le plus ancien propriétaire connu est Jean-Nicolas Kimmel (1841-1891). Né à Etting, il réside toutefois au 46, Grande Rue jusqu’en 1891, comme le confirment les listes de recensement, accompagné de ses sept enfants et de son épouse Catherine Hallard, qui à la disparition de Nicolas, assure l’exploitation du café, en tant que cafetière et débitante, jusqu’au changement de propriétaire en 1897. 

Extrait de l'Est Républicain, 1er juillet 1897.

         

          Le 1er juillet 1897, un article publié dans l’Est Républicain informe ses lecteurs de l’acquisition du café-restaurant « Au Grand Saint-Nicolas » par Eugène Delignon (1872-1943). Né en 1872 à Blainville-sur-l'Eau, il épouse en décembre 1900 la maxévilloise Marie Eugénie Delaunay (1875-vers 1957). Dans le contexte d’un vif engouement pour l’aviation où cercles et sociétés d’enthousiastes se multiplient à travers la France, le café Saint-Nicolas joue un rôle de soutien local en accueillant l’association Maxéville-Aviation, comme en témoignent plusieurs cartes postales des années 1910. 

Les listes de recensements attestent par la suite de la présence de deux nouveaux « cafetier, patron » à la tête de l’établissement : Joseph Gérard (1890-1980), recensé en 1926 au 10, rue de la République, puis Lucien Leguay (1894-1969), signalé en 1936 au 35, rue de la République.

Comme on peut le lire sur la façade l'établissement est aussi hôtel. 

Façade du café-restaurant, 35 Rue de la République ©AMM
Photographie de Georges Benkemoun, ©AMM

Il faut attendre 1944 pour que le café soit repris par Georges Benkemoun (1918-1944). Connu pour être débitant, résistant FFI, il abrite dans ses caves les habitants du voisinage pendant les bombardements de la Libération. Il sauve ainsi la petite fille d’Adrienne Jambon. Blessé par les Allemands dans une rue de Maxéville, il décède à l’hôpital quelques jours plus tard.   

 

La concession au cimetière est ouverte par Madeleine Hoteplin (1909-1986) qui apparaît ensuite à la tête de l’établissement du Grand Saint-Nicolas dans le recensement de 1946.

 

          À cet instant et jusqu’à sa fermeture, le café reprend son rôle d’hôte pour divers évènements : réunions d’anciens combattants et de prisonniers de guerre, repas de communions, et de mariages (le dernier étant celui de la sœur de Denise Perrin en 1952).  

 

       

          À la suite de la construction du viaduc de l'autoroute et la démolition de nombreuses habitations, la numérotation de la rue est révisée, situant le café au 15, rue de la République.

Extrait de l'Est Républicain, 21 avril 2005.

 

Avant

Après

  L’établissement est finalement vendu à l’institution J.-B. Thiery et démoli en 2000. Un nouvel immeuble est construit sur l’ancien café et le jardin attenant est transformé en parking.

 

 

19 octobre 2025

Les Cafés

Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont parcouru avec nous les rues de Maxéville à la recherche des cafés.

©ville de Maxéville

 

4 octobre 2025

Invitation 17 octobre 2025

 
En écho à UN AUTOMNE AUX BRASSERIES  

                              et à la veille d'un week-end spécial​ 

 

 
 
 
 

 

nous vous proposons de parcourir, en images, les rues de Maxéville à la recherche de ses cafés. 

 

 

 

 
 
 
vendredi 17 octobre à 18h
 

complexe sportif Marie Marvingt - 11 rue Solvay 54320 Maxéville

 

©ville de Maxéville / Association Mémoire de Maxéville
 
30 septembre 2025

UN AUTOMNE AUX BRASSERIES

Un Automne aux Brasseries est l’évènement de la rentrée à Maxéville, lancement de célébrations sur plusieurs mois autour de l’acquisition par la ville de la collection patrimoniale de Pierre Forcher. Constituée de centaines d’objets publicitaires anciens, qui content l’histoire des brasseries de Maxéville, elle reflète à elle seule le modèle du développement de l’industrie à la fin du 19e siècle et au début du 20e. 

 

Deux expositions, sous la direction artistique d’Isabelle Pierron, vont plonger simultanément les visiteurs dans l’Histoire de la ville : La Maxéville, présentée aux archives départementales Centre des mémoires Michel Dinet, qui propose un parcours thématique émaillé de photos, cartes postales, et documents d’archive ; et l’exposition Extra Blonde, en co-commissariat avec la curatrice de la galerie Le Préau, dédiée à l’histoire de la réclame, et qui illustre le développement de l’affiche reproductible grâce à la lithographie et l’invention des premiers ‘goodies’. 

voir plus haut pour télécharger le programme

 

 

 

Vernissage réussi de cette très belle exposition et son magnifique catalogue

 

 

L'association ayant été sollicitée à participer à cet événement, nous présentons un petit ouvrage :

 

" Les cafés de Maxéville au XXe siècle " 

 

(mise en page de notre conférence du 29 mars 2024)  

format A5 / 45 pages / reliure spirale +1 feuillet dépliant / 12€

 

© ville de Maxéville et association Mémoire de Maxéville
© ville de Maxéville et association Mémoire de Maxéville
© ville de Maxéville et association Mémoire de Maxéville
© ville de Maxéville et association Mémoire de Maxéville
© ville de Maxéville et association Mémoire de Maxéville
© ville de Maxéville et association Mémoire de Maxéville

© ville de Maxéville et association Mémoire de Maxéville

 

 

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