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Mémoire de Maxéville

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12 mars 2026

Un quartier de Maxéville : le SAUVOY de 1516 à 1779

Extrait du bulletin municipal n°3 août 1979

Le quartier Saint-Sébastien, groupe de maisons, auberges, cafés, doit son nom à une chapelle, voisine d’un ermitage. Cette chapelle fut fondée au début de 1516 par un officier de bouche de la maison du Duc Antoine. Cet officier de bouche, ayant accompagné François Ier lors de la conquête du Milanais, ayant échappé aux périls de la campagne, voulut perpétuer sa reconnaissance pour le saint qui l’avait protégé par un petit oratoire de Saint-Sébastien (inscription retrouvée autrefois). Non loin de là, au pied de la colline boisée, on voyait un vivier d’origine inconnue, sans doute établi par un Duc de Lorraine pour y conserver le poisson destiné à sa table.

À la fin du XVIe siècle, cette propriété appartenait à Jacques le Roux de Malzéville ; il la vendit le 10 septembre 1580 à Jacquemin CUEULLET, gruyer de NANCY et de l’Avant-Garde (c’est-à-dire agent forestier) et arpenteur général au Duché de Lorraine. Le Duc Charles III lui accorda des lettres de noblesse le 22 juin 1598. « Le Saulvoix » comprenait un demi-jour de terre arable ; il fut acheté pour 400 francs de principal, monnaie de Lorraine.

Au milieu du XVIIe siècle, le Saulvoix était devenu une propriété importante ; son possesseur était « Sieur du Vivier ». Ce titre fut pris par Jean CUEULLET dans le contrat du 27 août 1648, lors de la vente à Antoine CUEULLET, gruyer de NANCY, Anne Philippe CUEULLET, seigneur de Puligny, Ceintrey et Voiménont en partie, François CUEULLET, seigneur de Villey-le-Sec, et Gabriel CUEULLET, seigneur de Chanteheux, ses frères, de « la maison et enclos du dit Vivier, situé sur le ban de Maxéville, avec le gagnage et toutes dépendances », pour 18 000 francs barrois.

Antoine CUEULLET a dû racheter la part de ses frères, et on peut le supposer car il figure seul dans deux actes : des 8 mai et 4 septembre 1654, par lesquels les seigneurs de Maxéville permettent au propriétaire de la maison et enclos du Sauvoix d’édifier un pressoir « pour y presser ses vins et marcs » des vignes qu’il a au ban dudit Maxéville. Il est donc affranchi de la servitude du pressoir banal moyennant une reconnaissance de 32 francs, une auge de pierre et trois corps de fontaine, par l’un des seigneurs ; par l’autre, moyennant trois cordes de bois et un cent de fagots.

Il était de tradition que, le dernier jour des Rogations, la procession de Maxéville se rende à la « Maison du Sauvois ou du Vivier » ; là, le Curé bénissait la fontaine ; ensuite, le maître des lieux faisait largesse de pain et de vin aux gens de la procession. Antoine CUEULLET fit constater que ce n’était pas une obligation pour lui, aussi fit-il dresser un acte, le 13 mai 1665, que signèrent : le Curé, le mayeur, le maître échevin, le greffier, trois notables de Maxéville et lui-même (anciennes archives du Sauvoy).

En 1698, la chapelle construite par l’un des propriétaires du Sauvois tomba en ruine ; Marie CUEULLET sollicita de l’évêque de Toul la permission de faire ériger un autel où on dirait la messe. Cette demande accueillie le 15 janvier 1699, le Curé de Malzéville, doyen de la Chrétienté de Port [Saint-Nicolas] bénit la chapelle, y célébra la messe.

En 1727, la dite chapelle étant, une fois encore, tombée en ruines, Jean Hyacinthe CUEULLET de SAFFRAIS, propriétaire du Sauvois, Conseiller à la Cour souveraine de Lorraine et Barrois, obtint, le 4 septembre 1729, l’autorisation d’en élever une nouvelle, à condition qu’aux principales fêtes de l’année, les « laboureurs, vignerons, jardiniers, bergers, leurs femmes et leurs enfants » iraient entendre la messe à l’église paroissiale.

Jean Hyacinthe CUEULLET de SAFFRAIS était devenu, en 1724, l’unique possesseur du Sauvois ; il en avait hérité d’un quart à la mort de sa tante Marie Joseph CUEULLET ; il s’était rendu acquéreur des autres portions sur les membres de sa famille pour la somme de 20 500 livres tournois. Pour BUGNON, début du XVIIIe siècle, le Sauvois était une « maison franche » ; pour DURIVAL (en 1779 : description de la Lorraine et du Barrois), c’est une « maison de plaisance », la plus considérable de ce « canton du ban de NANCY, du côté de Maxéville ». Ce domaine comprenait alors : « une maison de maître entourée de fossés, une grande cour d’entrée avec une avenue plantée de tilleuls et charmilles, une maison de ferme, grange, écuries, bouverie, pressoir ».

Extrait du bulletin municipal n°3 août 1979


 

14 juin 2026

Bureau Chardot

« Mémoire de Maxéville est très fière d’avoir contribué à la mise en valeur fort réussie lors de cette exposition du bureau de Monsieur Chardot, directeur des vins de la Craffe, remisé depuis de nombreuses années au site des brasseries. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci aux services techniques pour son transport jusqu’à Villers-lès-Nancy »

 

©association Mémoire de Maxéville

3 octobre 2023

OCTOBRE ROSE

très belle journée tant au niveau météo que participation, une cinquantaine de personnes nous ont rejoint et nous avons déambulé dans la bonne humeur 

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814997cf-e23e-4ec0-91fa-61677800c7c6photos P.Véloso


L'Est Républicain 24 octobre 2023         Randonnée et prévention pour Octobre rose

photo E.R. so

Maxéville Inter Génération et l’association Symphonie ont accueilli, samedi 21 octobre, les participants à une randonnée thématique autour du patrimoine de Maxéville. Le volet historique était préparé par Mémoire de Maxéville. Dans le parc, les gaufres régalaient les papilles. La recette a été intégralement versée à Symphonie, car le MIG a pris intégralement en charge les dépenses.affiche octobre rose 



 

l'Association Mémoire de Maxéville s'est donnée pour mission de sauvegarder le patrimoine de la commune par la collecte de tout document (carte postale, photographie, plaque de verre, film amateur, parole d'anciens,anecdote, etc...), de le valoriser et de le partager à travers ce blog et de le numériser de façon pérenne en collaborant avec Image'Est.

Elle a également l'ambition de transmettre à la jeune génération son histoire précieuse et importante  

"Bien comprendre son passé pour construire son avenir" 

 

" L'amour de la petite Patrie conduit tout naturellement à l'amour de la grande.

Pour bien aimer son terroir y a-t-il un meilleur moyen que celui qui consiste à bien connaître son passé ? Ce passé n'explique-t-il pas l'attachement des habitants à leur Commune ?

Dans cette optique, les recherches que l'on peut faire dans les archives de toutes sortes ne peuvent qu'être passionnantes et enrichissantes pour tous, jeunes et vieux.
Pour aider les futurs auteurs d'une histoire de la localité nous leur livrons les résultats d'un travail personnel, espérant par là encourager ceux qui voudront poursuivre un jour cette étude. "

 André VAUTRIN,
ancien maire, directeur d'école, le seul au jour d'aujourd'hui à avoir rédigé l'histoire de Maxéville

 

MAXÉVILLE est une commune française (994ème) située dans le département de Meurthe-et-Moselle (10ème), en région Grand Est (72ème), limitrophe de Nancy, Laxou, Malzéville, Champigneulles, longée à l'est par la Meurthe et traversée par l'autoroute A31 en direction de Metz ainsi que par le canal de la Marne au Rhin. Coordonnées GPS 48.7110,6.16496. Code postal 54320. Sur une superficie de 5,63km² on distingue quatre quartiers: Meurthe-Canal, Centre, Champ-le-Bœuf et dominant la ville de ses 320 mètres, les Aulnes;10091 maxévillois et maxévilloises bénéficient d'un climat tempéré chaud

3 mai 2023

Les Cailles Blanches

Le bâtiment des Cailles Blanches à Maxéville est-il une œuvre de Jean Prouvé ?

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 Réponse de Catherine COLEY spécialiste Jean Prouvé

Alors oui et non 

Prouvé a mis au point un modèle d’écoles dit « à coques » en 1951 quand il était à Maxéville. Il existe peu d’exemplaires de ces écoles en France (il y en avait une à Custines mais elle a brulé, celle du Placieux a été complètement défigurée … par l’architecte qui y a installé ses bureaux il y a qq années …) En 52-53 Prouvé a été totalement débordé par ses nouveaux actionnaires qui ont fait produire « dans son dos » un nouveau modèle dérivé qui était soi-disant plus économique mais transformait complètement son concept. Lui-même les a analysés comme des « faux portant sa signature » et ça a été le déclencheur principal de son départ en fanfare de l’usine de Maxéville. Il y a de nombreux exemples de ces « faux », dits « écoles Studal », quelques-unes dans la région mais surtout en région parisienne et celle de Maxéville, construite bien après son départ.

Donc on dira plutôt … non !

 

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Photo N&B 1967 fond Mémoire de Maxéville

Notifié par Christine Labrusse

 

28 février 2023

Message du Musée de l'Automobile

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Bonjour à toutes et à tous.
Le musée rouvre ses portes le 25 mars 2023, avec une exposition temporaire FORD T et Vins de la Craffe.
Depuis 30 ans une Ford T aux couleurs des Vins de la Craffe trône au sein du Musée.
Notre association et le Club Vignette Gratuite se sont associés pour remettre en route cette mythique auto.
Grâce à l'aide de 4 jeunes adhérents du CVG et de Mr Hombert, spécialiste des FORD T, l'auto sera remontée samedi 25 mars et sera démarrée dimanche 26 mars.
La ville de Maxéville s'associe à notre projet.

J'ai le plaisir de vous solliciter à propos de tout objet que vous pourriez posséder concernant les Vins de la Craffe:
- Photos, documents, objets publicitaires tels que cendriers, tire-bouchons, plaques émaillées, mais également caisse à vin, bouteilles etc.

Si vous possédez des objets, et êtes disposés à nous les prêter pour cette exposition, n'hésitez pas à nous contacter via ce mai ou notre mail générique : alaacl1969@gmail.com
Un grand merci, par avance

Didier Lanquetin

Trésorier

Musée Automobile de Lorraine

www.musee-auto-lorraine.frMESSAGE 

 

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10 juillet 2026

RENCONTRE

Monsieur le Maire a rencontré Clément "le Traminot nancéien" :

"Clément est un jeune garçon passionné, passionné par tous types de transport. Il a réalisé un film sur notre TPMAX des anciennes carrières Solvay qui acheminait le calcaire jusqu’à l’usine  Solvay de Dombasle. Pour le remercier, j’ai tenu lui remettre un tableau réalisé par l’artiste Isabelle Pierron en présence de l’association Mémoire de Maxéville"
 

 

 

 

3 septembre 2023

Préparation de la rentrée

  Afin de préparer la reprise de nos activités, je vous propose de nous retrouver

mardi 12 septembre 2023 à la salle des Cailles Blanches de 10 à 12

Je profiterai de cette occasion pour vous présenter le nouveau logo de notre association dont j'ai pris l'initiative de son renouvellement.

  L'idée d'insuffler une nouvelle dynamique à notre structure et aussi d'en rajeunir l'image ont motivé ce projet.

          Il me faut remercier ici, Mme Françoise Fréminet, la conceptrice de ce logo, qui a su restituer dans ce graphisme novateur, une image concise, épurée, pertinente et plus claire de notre association et qui en tant qu’adhérente s’engage ainsi auprès de nous. Qu'elle en soit vivement remerciée.

         Augurons que cette nouvelle image rassemblera tous les élans et toutes les bonnes volontés, je vous attends nombreux.

             Amicalement

  la présidente  Christine Labrusse

 

 additif

Ce même jour un hommage sera rendu à Denise Perrin, membre fondateur et actif de l'association 

Denise Perrin villa Majorelle 12 sept2020

12 septembre 2023

Notre rentrée mardi 12 septembre 2023

À la salle des Cailles Blanches ce matin mardi 12 septembre reprise des activités de l'association

Après un hommage rendu à Denise Perrin, devenue membre d'honneur émérite, l'ordre du jour était chargé avec en particulier la présentation du nouveau logo et l'intervention de sa créatrice Françoise Fréminet

 

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l'Association Mémoire de Maxéville s'est donnée pour mission de sauvegarder le patrimoine de la commune par la collecte de tout document (carte postale, photographie, plaque de verre, film amateur, parole d'anciens,anecdote, etc...), de le valoriser et de le partager à travers ce blog et de le numériser de façon pérenne en collaborant avec Image'Est.

Elle a également l'ambition de transmettre à la jeune génération son histoire précieuse et importante  

"Bien comprendre son passé pour construire son avenir" 

 

" L'amour de la petite Patrie conduit tout naturellement à l'amour de la grande.

Pour bien aimer son terroir y a-t-il un meilleur moyen que celui qui consiste à bien connaître son passé ? Ce passé n'explique-t-il pas l'attachement des habitants à leur Commune ?

Dans cette optique, les recherches que l'on peut faire dans les archives de toutes sortes ne peuvent qu'être passionnantes et enrichissantes pour tous, jeunes et vieux.
Pour aider les futurs auteurs d'une histoire de la localité nous leur livrons les résultats d'un travail personnel, espérant par là encourager ceux qui voudront poursuivre un jour cette étude. "

 André VAUTRIN,
ancien maire, directeur d'école, le seul au jour d'aujourd'hui à avoir rédigé l'histoire de Maxéville

 

 MAXEVILLE est une commune française (994ème) située dans le département de Meurthe-et-Moselle (10ème), en région Grand Est (72ème), limitrophe de Nancy, Laxou, Malzéville, Champigneulles, longée à l'est par la Meurthe et traversée par l'autoroute A31 en direction de Metz ainsi que par le canal de la Marne au Rhin. Coordonnées GPS 48.7110,6.16496. Code postal 54320. Sur une superficie de 5,63km² on distingue quatre quartiers: Meurthe-Canal, Centre, Champ-le-Bœuf et dominant la ville de ses 320 mètres, les Aulnes;10091 maxévillois et maxévilloises bénéficient d'un climat tempéré chaud

 

 

9 octobre 2022

Le Blason de la Ville

Blason-de-Maxéville-238x300                                               imagesCFKLCV1I

  Description : d’argent au pal engrêlé de gueules

Pal : pièce placée verticalement au milieu de l’écu occupant le tiers du champ de couleur argent

Engrêlé : qui est bordé de dents fines aux intervalles arrondis

Gueules: émail de couleur rouge monochrome ou hachuré verticalement. Couleur symbolisant la justice, la charité, la vaillance, le cuivre, la planète Mars, le rubis, les signes du bélier, du lion et du sagittaire, le feu, l’été, le cèdre, la pivoine, l’œillet ou la rose rouge

DEVISE « secourir ceux que l’on voudrait oppresser par l’injustice »

Ce blason de la maison de Maxéville d’ancienne chevalerie,déjà éteinte au XVIème siècle, est utilisée par la commune depuis 1975

             Capture                place de la mairie 1          blason parc

                                                    plaque de rue disparue                au parc sous l'escalier du parc 

 

 Blasons de quelques villes de la région :

autres blasons

 

 Référence : Michel Pastoureau historien de l’art héraldique au Moyen Age et ses travaux sur les couleurs

C.Labrusse

 

10 novembre 2025

Cérémonie

 

© ville de Maxéville© ville de Maxéville
© ville de Maxéville© ville de Maxéville© ville de Maxéville

© ville de Maxéville

15 septembre 2024

Cérémonie 15 septembre 2024

 

                                                                                                

 

 

 

Une minute de silence pour les soldats américains venus nous libérer

 

Sur le perron de la mairie nous écoutons le destin tragique d'Adrienne morte lors d'un bombardement au lendemain de la Libération en voulant protéger sa fille Chantal âgée de 2 ans

Chantal aujourd'hui entourée de sa famille

 

 

Mise également à l'honneur Madame Michelet qui a vécu sous l'Occupation

et a accueilli nos Libérateurs

Avec ici de gauche à droite : C.Labrusse (association Mémoire de Maxéville), V.Henriet (présidente A.M.C. Laxou/Maxéville), sa nièce Francine Ricci et sa fille Christine

 

  toutes les photos de cet article © ville de Maxéville 

 

 

 

8 octobre 2022

L’ancienne église et son destin tragique

 

   Ancienne église

 Une des rares photographies de l’ancienne église qui nous soit parvenue.

 L'ancienne église de Maxéville, qui se trouvait à la place du cimetière actuel, rue de la Justice, a été détruite en 1889, à la suite de la construction de la nouvelle église[1]. Que l’on soit croyant ou non, on ne peut que regretter une telle décision, prise par le Conseil Municipal le 10 août 1889, contre l’avis de Monsieur le Curé, en vu d’en vendre les matériaux et d’agrandir le cimetière. Cet édifice était, en effet, d’un grand intérêt historique, artistique et culturel. Selon certaines sources[2], la tour servant de clocher aurait été un reste de l’ancien château de Maxéville, dans la tour duquel aurait été emprisonné le duc Ferry III, par le seigneur de Maxéville Adrian des Armoises. Située sur l’emplacement de l’actuel cimetière, l’Eglise était alors au milieu des vignes, isolée à 333 m du village. La population de ce dernier augmentant, il a fallu l’agrandir par deux fois, en particulier en 1444.

Quelques faits remarquables sont à signaler sur cette ancienne église. Sur la seconde travée de la nef, les chapiteaux, de forme octogone, étaient ornés chacun de deux écussons, l’un vers la nef, l’autre latéral. L’un d’eux, celui porté, face à la nef, par la colonnette antérieure du côté de l’évangile, était un écusson héraldique – fait insolite en Lorraine – de la maison Nancy-Lenoncourt : une croix engrêlée. (Source : Wikipedia)

Cela constitue une preuve que les constructeurs de l’édifice appartenaient à cette famille. Les restes d’une litre funéraire tracée en relief et peinte de l’extérieur, le long des murs, à environ une vingtaine de mètres de hauteur, se trouvaient aussi dans l’église. La présence de cette litre funéraire est encore un fait rarissime en Lorraine. Enfin, notons que parmi les monuments funéraires présents au sein de l’édifice, le plus ancien datait vraisemblablement de 1519. Il s’agissait d’une tombe. Celle de l’écuyer Richard des Armoises. De manière générale, toutes les épitaphes, rédigées avec simplicité, comportaient les éléments suivants : les noms du défunt et, s’il est utile, de ses parents, ses qualifications et profession, son âge, la date de son décès, les mots Cy gist et la demande d’une prière. Ces inscriptions étaient rédigées en langue vulgaire pour être comprises de tous.

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Sur cette photo-montage, nous avons tenté de resituer l’emplacement de l’ancienne église au sein du cimetière actuel.

 Aujourd’hui, l’observateur attentif remarquera que dans la section n°1 du cimetière se trouve une tombe qui n’est pas alignée comme les autres. Selon plusieurs sources orales, cette tombe – où repose notamment le Marquis de Lattier-Bayanne, mort en 1799 – doit son curieux alignement au fait qu’elle était disposé contre le mur de l’ancienne église. On observe également des monuments funéraires, encastrés dans le mur du cimetière, au niveau de la partie Ouest de l’actuel cimetière militaire. Ces tombes sont décrites dans le livre de Léon GERMAIN[3]. Certaines datent du XVIIème siècle. Elles prouvent que cette partie au moins du mur appartenait au mur d’enceinte de l’ancien cimetière qui entourait l’ancienne église.



[1] Léon GERMAIN, L’Eglise de Maxéville, Sidot, Frères, Libraires-Editeurs, Nancy, 1889.

[2] En particulier M. BEAUPRE, De la prison de Ferry III, dit le Chauve, duc de Lorraine, dans la tour de Maxéville, Nancy, 1839, page 61, et H. LEPAGE, Statistique de la Meurthe, 1843.

[3] Ibid.

 

 

6 octobre 2022

Paul Richard (1873-1961) maire

Paul Richard 1930

Il a travaillé à la société Vézin Aulnoye, Hauts Fourneaux du Pont Fleuri à Maxéville et en deviendra directeur

23 - 1910 3400 26 mine de boudonville avant 1910

à l'entrée de la mine de Boudonville (à droite)

Il a été élu maire le 17 mai 1925 et pendant ses 19 années de mandat il a contribué à l’aménagement, l’embellissement et l’extension de la ville : éclairage public électrique, tout à l’égout, trottoirs et revêtement des rues,  distributeur d’essence…

1928 construction et inauguration de l’école de garçons

L’œuvre sociale n’a pas été négligée : assistance médicale gratuite, aide aux chômeurs, vieillards, invalides, vaccination antidiphtérique…Subventions à diverses associations

En 1935 le Conseil achète le château de Maxéville (notre mairie actuelle), le parc (utilisé pour les sports scolaires sera clôturé), le verger et le potager (qui seront revendus en parcelles pour les lotissements Ferry III-Charcot) et les dépendances (maison du garde champêtre, salle de réunions...)

Durant la guerre il organise un poste de secours, gère rationnement et cartes d’alimentation, crée un Comité d’aide aux prisonniers…

 15 septembre 1944 c’est la Libération

Le 6 octobre 1944 le Préfet crée une délégation spéciale provisoire remplaçant le Conseil municipal suspendu, il ne se représentera plus

Deux anecdotes :

Au mois de mai, mois de Marie, il donnait,pour les reposoirs de l'église, des fleurs de son jardin qui descendait alors jusqu’au quai Gambetta

Quelques Maxévillois se souviennent d’un vieux monsieur toujours élégant avec canne et chapeau qui remontait la rue Charcot 

 

plaque de rue

ER nécrologie (2)

 par C.Labrusse

 

article paru dans l'Est Républicain du 28 août 2022

ER 28 août 2022

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12 octobre 2022

Visite du Général de Gaulle

 

DE GAULE*Crédit photos Ville de Maxéville

Quelques souvenirs de la venue dans notre bonne ville de Maxéville du Général De Gaulle le Président de la République.

Effectuant un voyage officiel en Lorraine, après Nancy et avant de rejoindre Pont à Mousson, Metz, Verdun… le Général a fait un arrêt dans notre commune.

 C'était le 1 juillet 1961, j'étais âgé de 7ans.

DE GAULLE2

C'était les vacances scolaires depuis quelques jours et, pour cet évènement, le personnel enseignant avait demandé aux parents d'envoyer les enfants disponibles à l'école afin de nous réunir pour constituer un groupe d'écoliers présents en l'honneur du Président, sous l'initiative de Mr Vautrin je crois

Donc après rassemblement dans la cour d'école, les maîtres et maîtresses nous ont distribué des petits drapeaux tricolores en papier et nous sommes descendus vers la route de Metz devant le café du Pont Fixe où devait arriver le Général.

Une foule nombreuse de maxévillois était déjà présente et l'on nous a placé entre le magasin Sanal et l'abribus situé en bas de la rue Courbet. Nous devions agiter les petits drapeaux dès que le cortège et la voiture du Général arrivaient.

Je me rappelle également qu'il y avait beaucoup de monde aux fenêtres des maisons avoisinantes guettant l'arrivée du Président et agitant aussi de petits drapeaux tricolores.

Le maire, Mr Vautrin et son conseil municipal étaient présents pour accueillir le Général ainsi que quelques anciens combattants maxévillois qui devaient être salués par le Général, d'autres personnes importantes comme le préfet, le Dr Weber, maire de Nancy, ainsi que des personnalités politiques, militaires, associatives et locales faisant parti du comité d'accueil.

 Si je me remémore bien cette journée, par contre je n'ai aucun souvenir d'avoir vu ou aperçu le Général ! il est vrai que nous n'étions pas dans les premiers rangs et que beaucoup de grandes personnes se trouvaient devant notre groupe ! Heureusement il reste comme témoignage ces photos conservées grâce à Mémoire de Maxéville et que je vous fais partager.  

La cérémonie fût assez brève, le Général est arrivé, il a salué les personnalités, les anciens combattants… un petit discours de remerciements et il est reparti vers d'autres communes où il était attendu.

              DE GAULLE7                      DE GAULLE

 Après son départ, la foule s'est dispersée et nous, les écoliers, sommes rentrés chez nos parents avec en cadeau le petit drapeau que l'on a gardé en souvenir de cette journée mémorable. C'était il y a 61 ans ! Souvenirs, Souvenirs ….

                                                                                                  Jean-Marie Kowal

 

 Tout savoir sur la Simca présidentielle  https://www.youtube.com/watch?v=NehYDicSSHI

 

 *** Il est à signaler que quelques années auparavant Maxéville et son maire, Mr Guillaume avaient reçu son prédécesseur, le président René Coty, à l'occasion de la mise en service  du Pont fixe  nouvellement construits.

 

1 septembre 2024

80ème anniversaire de la Libération

 Pavoisez vos fenêtres, agitez de petits drapeaux, déguisez-vous mode années 1940, parlez anglais...

Libérez-vous !!

 

Nous comptons beaucoup sur votre présence

 

Il y aura tant d'émotion 

 

 

petite vidéo tournée avec Camille Galloy (service communication de la ville)

 

https://maxeville.fr/wp-content/uploads/2024/09/80ans_ANNONCECEREMONIE-LIBE.mp4 

 

 

 

 

3 juin 2022

message été 2022

Afin de poursuivre le beau travail déjà accompli par les fondateurs l’Atelier Mémoire de Maxéville devient l’Association :

 Avec toujours la même ambition :

sauvegarder et partager le patrimoine de notre commune

souvenirs, photos, cartes postales, articles de presse, anecdotes, paroles des anciens…sont toujours précieux et importants pour la transmission à la jeune génération « bien comprendre son passé pour construire son avenir »

Les mois à venir nous serons occupés à l’organisation : contacter les adhérents, créer un site WEB, récupérer et classer les archives, élaborer un programme, s’installer dans de nouveaux locaux…

Nous nous réunissons salle des Cailles-Blanches le mardi matin de 10h à 12h (sauf période de vacances scolaires)

Pour nous contacter : memoiredemaxeville @gmail.com

30 octobre 2022

message novembre 2022

 fait sa rentrée

Côté garçons Côté filles

 Réunion chaque mardi 10 - 12h à la salle des Cailles Blanches 
2 rue André Fruchard (face aux services techniques)

                      Bureau au Clos des Sages 5 rue du Général Leclerc (au-dessus de l’épicerie solidaire)
où nous recevons sur rdv par mail faute de sonnette 

                     Mail : mémoiredemaxeville@gmail.com                                                                            

Blog : www.memoiremaxeville.com

 

9 mai 2025

Cérémonie du 8 mai

 

 

« Le 8 mai est bien plus qu’une date historique. C’est un moment de mémoire et de recueillement, mais aussi un appel à la vigilance. En ces temps où les idéaux de paix et de fraternité peuvent sembler fragiles, il est de notre devoir de transmettre aux générations présentes et futures les leçons du passé »

Christophe Choserot, maire de Maxéville

2 décembre 2022

Réunion 24 novembre 2022

 Voici l'expression des sentiments ressentis lors de la présentation de notre Association le 24 novembre dernier, sentiments partagés par l'ensemble des membres. 

D'une manière générale, la satisfaction d'une entière réussite avec la participation d'environ 60 personnes et de l'adhésion de 18 nouveaux membres venus nous rejoindre, c'est au-delà de nos espérances et ça nous réconforte pour la pérennité de MM

Ce succès est le résultat de notre travail collectif accompli depuis plusieurs semaines, mais surtout de la détermination et du dévouement personnel de notre présidente afin de mener à bien les objectifs que l'on s'est fixé à la création de MM

Une belle satisfaction éprouvée suite à l'annonce par monsieur le maire de l'accord de partenariat qui va être prochainement signé avec ImageEst pour la préservation, la gestion des archives, de notre photothèque et de ses thématiques. 

Ce goûter aura permis aussi à quelques Maxévillois et Maxévilloises perdus de vue depuis plusieurs années de se retrouver et de renouer des contacts. 

Pour finir cette réunion a été très bénéfique pour notre Association puisqu'elle nous permet d'envisager l'avenir avec sérénité et nous allons travailler afin de concrétiser et de réussir les projets que nous avons présentés.

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9 novembre 2022

Histoires de soldats Histoire de Maxéville

 

 

 

couverture

histoires de soldats histoires de maxévillois

Allimant Henri

Antoine Raymond

Becker Marcel

 

Bellard Paul

Blavier Fernand

Boehm Charles

Bouf victor

Boulier Emile

 

 

Bournon René

Brice Joseph

brunet charles

Buisson Ernest

 

Burey Donat

Caffaro Lambert

Clement edmond

Corbusier Laurent

Criere edmond

Daller Charles

Darmois eugène

Degoutin albert

delme rené

delon constant

delon lucien

demesy joseph

Denis emile

D'espinay st luc

Didier raymond

dubois camille

 

 

Forentin Alphonseflorentin auguste

Flory henri

Forcher Felix

 

FROEHLICHER Charles

Furdin Timothée

Garcin Charles

GAUCHENOT Léon

Gauthier Henri

 

Georges Paul

GERMIN Alfred

Gillet Joseph

Godenir Achille

 

Grosjean Camille

 

Grosjean Joseph

 

 

Hauuy henri

Hazotte Henri

Hitz Louis

Jeanclerc Marcel

Klein Auguste

Labarthe Emile

labarthe Jean

 

labarthe Jules

 

 

lahache Emile

lambinet Auguste

Lapique Jean

Lebon edouard

leonard louis

Lesage eugène

Levrat Edmond

loiseau marcel

Lorang René

Loue Victor

Magnier alexandre

Maneglia JeanB

Mangin Charles

Marcot Charles

Mathieu Charles

Mayer Henri

METZ Hippolyte

Michel Jules

Motto boshis

Noel René

noviant albert

O'KERRINS Gerard

O'KERRINS Patrice

Olivier Joseph

Paquant Désiré

PEIFFER Emile

Perrin Paul

petitdidier Aimé

 

poirson Auguste

poirson Jules

Raguin François

Richy victor

 

Ruby Jospeh

sacquin Paul

Sar emmanuel

schouler jb

 

schuller Nicolas

 

stadelmann valentin

 

thaller Abel

 

Thiery leon

 

thouvenin eugene

 

thouvenot Auguste

toussaint charles

versini Xavier

vialis albert

vivenot Maurice

Voirand Ferdinand bis

 

Voirand Ferdinand

 

walzer léon

 

Willmann Marie

willmann Victor

 

 

winterberger auguste

 

WISLER Francois

 

zerlauth eugène

Liste soldats introuvables

remerciements

 

 

 

Quelques portraits et renseignements sur certains d'entre eux

D'ESPINAY St LUC Pierre Antoine Ernest Bertrand Pierre Antoine D'ESPINAY ST LUC - petit-fils de Mr Picquemal château de Gentilly

Emile BOULIER prêtre infirmier Emile Henri BOULIER - prêtre infirmier

 

 

MARTIN Charles                             THOMAS Louis

 SEPULCHRE Marcel                                       WILLMANN Victor

              Marcel SEPULCHRE                                                                               Victor WILLMANN

O'KERRINS Gérard                                                 O'KERRINS Patrice

                                                 

Jules Poirson (2)                                                       Paul Marcel PERNIN

             Jules POIRSON                                                                                                Paul Marcel PERNIN

 

Paul SACQUIN (cimetière Maxéville) (1) tombe de Paul SACQUIN au cimetière de Maxéville

 

 

 

 

 Ils étaient élèves de l'institution de la Malgrange à Nancy :  (source livre d'or s'y rapportant)

WILLMANN Victor Cne 10BCP 22.02.1881 Nancy 25.08.1914 Sainte Barbe 33 ans

SEPULCHRE Marcel Ltt 14RI belge 02.07.1886 Maxéville 27.02.1921 Blessures de guerre 35 ans

O'KERRINS Gérard Soldat 69RI 31.08.1882 Maxéville 30.09.1914 Carnoy 32 ans

BOULIER Emile ou Jean-François Prêtre Infirmier 10.02.1888 Maxéville 13.04.1916 Neufchâteau 28 ans

 

VERSINI ER 28 mai 1915

                   Poirson avis décès                  Poirson remerciements

 

 

Poirson en-tête papier commercial

Jules POIRSON né en 1880 sculpteur sur bois

1er prix en dessin et peinture de l’école des Beaux-Arts en 1891

1er prix modelage et sculpture de l’école des Beaux-Arts en 1897

2éme prix en dessin d’après LABOSSE de l’école des Beaux-Arts en 1889

Prix de la Société Industrielle de l’Est

Avait une entreprise de sculpture (pianos) qui employait 10 ouvriers au 97bis route de Metz (actuellement rue Gambetta prolongée)

Mort pour la France en 1914

 L’entreprise a été rachetée par son beau-frère PERNIN qui a mis le bâtiment en location

Grand-oncle Pierre Cabocel côté maternelle

Sa fille Odette Poirson est partie à Pont à Mousson avec sa mère à la mort de son père

 

Le Café du Pont Fleury famille PERNIN

 Au 111 ter rue de Metz (ancienne nationale qui passait sous le chemin de fer)

Tenu par Henri Pernin (grand-père de Pierre Cabocel) de 1920 à 1937 tout comme l’arrière-grand-père déjà cafetier

Puis gérance de messieurs Roger et Petit

Racheté par Mr Bayle il deviendra café/épicerie jusqu’en 1980 puis revendu à des particuliers et actuellement propriété des HLM

La maison est toujours là mais au 121 rue Gambetta Prolongée

1920 Gds parents Pierre Cabossel dvt café Fleury rue Gambetta prolongéE           café pont fleury

 

 

 

 

                     

1 mars 2020

Les Jeux...JDM n°34 mars-avril 2020

Jdm n°34 mars-avril 2020 les jeux de notre jeunesse

4 décembre 2025

Fête de Saint-Nicolas

© Martin Georges - artiste papier 

Fête de Saint-NicolasFête de Saint-Nicolas
19 novembre 2022

La Mésaventure de Ferry III

 

Transcription de l'article de l'Est République du 2 octobre 1936 au moment de l'acquisition du château qui deviendra mairie, consulter aussi l'article thématique : Paul Richard

Un chroniqueur nommé Duplessis, conseiller du duc Charles IV et son procureur général du Barrois, raconte LA MESAVENTURE DU DUC FERRY III, dont le règne s’étend sur la seconde moitié du XIIIe siècle (1251-1303).

Il s’agit d’une compilation historique entreprise, déclare Duplessis, par ordre et commandement de ce prince et qu’il intitule « Chronologie sommaire des Ducs de Lorraine et de Bar »

« Toutes ses belles actions attisèrent contre le duc Frédérick (Ferry) le mépris, la haine et l’indignation des principaux seigneurs er gentilhommes du pays, les quels voyant qu’il prenait garde de trop près à toutes leurs actions et qu’ils n’avaient plus la liberté de continuer leurs vexations, injustices, pilleries, exactions et concussions, résolurent entre eux de détrôner et déleter ledit duc Frédérick de la puissance et autorité souveraine. Mais, n’étant pas assez forts pour se déclarer ouvertement contre lui et usurper la régence et l’autorité souveraine de l’Etat. Ils arrêtèrent entre eux de se servir et user de moyens plus secrets et moins dommageables à eux.

Pour cet effet, ayant pris et épié l’occasion qu’un jour le duc Frédérick était sorti de Nancy, et allé se divertir à la chasse dans les bois de Haye et forêts voisines , ils l’attendirent son retour , et quelques-uns des conjurés et confédérés qui s’étaient mis expressément à sa suite, ayant amusé ses principaux officiers, serviteurs et domestiques, et les éloignant du duc Frédérick leur maitre, ils firent en sorte que le maitre, s’étant trouvé tout seul et sans suite à la descente de la côte de Laxou, les autres qui s’étaient embusqués à cet effet se saisirent de sa personne, lui bandèrent les yeux, le ramenèrent aux bois par des chemins inconnus. Ils l’y retinrent pendant quelques heures et, après lui avoir fait faire plusieurs tours dans les bois, tantôt à droite, tantôt à gauche, ils le conduisirent enfin nuitamment dans le château de Maxéville ou Marséville, qui n’est qu’à un quart de lieue de Nancy, où ils l’enfermèrent dans une tour, en laquelle ils le détinrent pendant cinq ans entiers, sans voir le soleil ni la lune, comme l’on dit, n’ayant d’autre clarté que celle qui entrait en ladite tour par une petite lucarne ou trou, qui était à côté d’icelle par le haut, et sans autre secours, assistance ou consolation que d’un misérable valet ou servante qui lui apportait de temps en temps à boire et  à manger par une fenêtre borgne ou petit trou qui était au travers de la seconde porte de ladite tour.

Pendant tout ce temps-là le bon duc Frédérick n’eut d’autre recours qu’à Dieu, à la Vierge, sa sainte Mère, et à tous les saints, particulièrement au glorieux Saint-Nicolas-du-Port.

D’autre côté la duchesse, son épouse, les princes, ses enfants, et tous ses sujets de Lorraine étaient en grande consternation, pleurs et gémissements de la perte de leur bon prince. Ce n’était dans Nancy et par toute la Lorraine que des jeûnes, prières et oraisons publiques, processions et pèlerinages continuels, tantôt à Saint-Nicolas-du-Port, tantôt aux autres lieux saints où pour lors se faisaient des miracles, pour demander, obtenir et impétrer quelque aliègement à leurs maux qui s’augmentaient de jour en jour, par les cruautés et tyrannies de ces gentilhommes perfides et rebelles qui tenaient leur prince dans une si rude et étroite prison.

Enfin au bout de cinq ans, par une espèce de miracle, la tour où il était enfermé menaçant ruine par le défaut d’entretien de la couverture, le seigneur de Maxéville, qui était le chef et un des premiers de la conjuration, un des plus puissants de ces déloyaux vassaux, et chez lequel le duc était détenu prisonnier, fut obligé de faire recouvrir la tour à neuf, sans en parler à ses confédérés, ni faire transférer ailleurs son prisonnier ou se précautionner pour la garde et sûreté de sa personne.

Dieu le permettant ainsi pour rendre la délivrance du Duc plus glorieusement, il y avait employé un ardoisier ou couvreur de toits à Nancy, pendant qu’il travaillait au haut de cette tour, il commença par manière de divertissement et pour se récréer et désennuyer en quelque façon pendant son travail à chanter une chanson ou rondeau que l’on avait composé sur la perte  et l’absence du bonduc Frédérick, lequel écoutant cette chanson, fut fort surpris, croyant qu’il était bien éloigné de Nancy et qu’on l’avait conduit et transféré dans quelque lieu secret et fort écarté de la Lorraine, ne pouvant s’imagine, après tous les tours et détours qu’on lui avait fait faire, qu’il fût près de la ville capitale de ses Etats.

Et ne sachant en quel endroit ou territoire il était, il demanda à ce couvreur d’où il était natif, comment s’appelait le château ou tour où il était détenu, s’il avait connu le Duc duquel il chantait la chanson, ce que ses sujets disaient de lui, qui régnait ou régentait pour lors en Lorraine et s’il reconnaissait bien le Duc duquel il parlait, s’il le voyait.

Ce couvreur lui parla et lui répondit fort nettement sur toutes les questions. Le Duc lui ayant demandé s’il était bien affectionné à son prince et si lui qui lui parlait pouvait lui confier un secret de grande importance, ce couvreur lui ayant promis de ne rien révéler de sn secret, le duc Frédérick se confiant à sa bonne foi, se découvrit à ce couvreur ; de quoi ayant été surpris de joie, quitta son ouvrage, courut en toute diligence à Nancy, et fut avertir la duchesse et toute la Cour de cette heureuse découverte.

Les vieux manuscrits de Lorraine portent que le seigneur de Maxéville, s’étant aperçu de l’absence et du retour si prompt, si subit de ce couvreur de Nancy, il monta à cheval, et que, l’ayant atteint en rue, il le tua sur la place sans qu’il pût être secouru.

Cette nouvelle ne fut pas plutôt divulguée à Nancy qu’à l’instant même les bourgeois sortirent en armes, vinrent attaquer et assiéger le château de Maxéville, le prirent, le rasèrent de fond en comble et par ce moyen délivrèrent le duc Frédérick de cette rude et affreuse prison. (Le geôlier de Ferry III s’appelait Androuin ou Adrian des Amoises, mort en l’an 1319).

Suivant les historiens, le prisonnier de Maxéville était le fils de Mathieu II, auquel il succéda en 1251.Il mourut en 1303, laissant pour successeur Thibaut II. Il avait pour épouse Marguerite, fille de Thibaut IV, roi de Navarre et comte de Champagne, ce prince poète qui fit même, selon Bossuet, pour la reine Blanche, mère de Saint Louis, » des vers tendres qu’il eut la folie de publier »

Il y a d'autres textes rapportant  cette histoire 

20 janvier 2026

Thierry de Martel

Né le 7 mars 1875 au château du Grand-Sauvoy, Thierry de Martel appartient à une lignée prestigieuse : il est un descendant de Mirabeau, le célèbre député du Tiers État. Bien que son nom soit aujourd’hui largement méconnu des habitants de Maxéville, les traces de son passage subsistent encore, notamment sur le fronton du Grand-Sauvoy, où figurent les armoiries de sa famille.  

 

                     

 

 

 

 

 

 

 

Thierry de Martel passe son enfance à Nancy, auprès de sa mère, Sibylle de Riquetti de Mirabeau (1849-1932), arrière-petite-nièce de Mirabeau. Celle-ci, plus connue sous le nom de plume Gyp, est une écrivaine aussi prolifique que controversée. 

    

                                                                                           

 

 

 

 

 

 

 

 GYP par Nadar en 1880

 

   Thierry de Martel vers 1920

 

 

 

 

 

 

Sportif accompli, Thierry de Martel est d’abord champion de France de rugby en 1896. Mais c’est surtout dans le domaine médical qu’il laissera une empreinte durable. Pionnier de la discipline, il est considéré comme l’un des fondateurs de l’école française de neurochirurgie. Chef de clinique à la Salpêtrière, il prend ensuite la direction de l’Hôpital américain de Paris, où il contribue à poser les bases de la neurochirurgie moderne en France.

Le destin de Thierry de Martel s’achève tragiquement : le 14 juin 1940, à l’entrée des troupes allemandes dans Paris, il choisit de mettre fin à ses jours. Il repose aujourd’hui auprès de sa mère au cimetière de Neuilly-sur-Seine

 

© Image 'Est - Mémoire de Maxéville - Internet

                                               

1 septembre 2015

La Rentrée... JDM n°7 septembre-octobre 2015

Jdm n°7 sept-oct 2015 rentrée des classes

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