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Mémoire de Maxéville

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21 avril 2026

LES IMPRIMERIES DU JOURNAL DE LA VILLE

1969 avec publicités les éditions municipales de France 93- Le Raincy. Maire M. Vautrin

1978 imprimé par Hilt à Nancy trimestriel

1984 imprimé par Hilt à Champigneulles avec Polypublicité

1986 imprimé par J. Rubrecht 31, rue de la Meuthe à Maxéville avec Polypublicité

 

1989 Imprimerie Nouvelle Jeanne D’Arc 14, rue Blaise Pascal à Maxéville

2003 Imprimerie Nouvelle Jeanne D’Arc trimestriel 4000 exemplaires

2009 Imprimerie Pile ou Face Colin Frères 6, avenue général de Gaulle Maxéville - Imprim ‘vert  100% papier recyclé 

2014 Imprimerie Colin Frères Pimax mensuel

            Á compter du 1er janvier 2015, Colin Frères imprimeurs est devenu SharePrint Saint Jacques Activités 6, avenue Général De Gaulle à Maxéville

 

 

 

Octobre 2014 parution de n°1 Journal de Maxéville (JDM).

La nouvelle municipalité opte pour un journal bimestriel labelisé Imprim’ Vert 100 % papier recyclé et imprimé par L’HUILLIER SA (A2DV numérique) rue des Artisans à Florange (Moselle).

2026 : Parution bimestrielle numérique et imprimé à 5200 exemplaires

 

15 avril 2026

TPMax

 

https://youtu.be/2vaI1aCEmc4?is=i5Qn7z0ZBdlXJN3W

 

 

 

Excellente vidéo créée par le Traminot Nancéien avec qui nous avons eu grand plaisir de

partager nos archives  

 

 

Pour continuer dans la démarche voici une carte de situation des vestiges du transporteur en se reportant à la légende et aux points indiqués (certains terrains sont privés).

 

 

https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?mid=1yhuW44EpW2hdFiY8oKcqLAEO44q5YeA&%3Busp=sharing&entry=yt&ll=48.27162046088603%2C6.044691845744721&z=9

 

5 avril 2026

Camille Naumann (1897-1974)

   

Camille Naumann, ©collection privée.

 

 

     

 

 

Camille Naumann est un graveur et dessinateur publicitaire né en 1897 à Maxéville. À 14 ans, à peine l'école quittée, il entre en apprentissage dans une imprimerie avant que l'irruption de la Première Guerre mondiale ne vienne bouleverser son parcours. Il est alors contraint à s’engager et participe à la bataille de Verdun. 

       

       

       À la fin du conflit, il travaille à l’imprimerie Humblot mais aspire très vite à devenir travailleur indépendant. En 1927, il se marie et s'installe avec sa famille au 16, avenue Patton (ancienne avenue Gentilly), où il travaille pour toutes les imprimeries et quelques photographes de Nancy. C’est dans ce contexte qu’il produit des publicités à destination de commerces maxévillois. 

Camille Naumann dans son atelier, ©collection privée.

En 1968, la construction de l’A31 frappe sa maison d’alignement et l’oblige à partir et s’installer à Bouxières-aux-Dames. Finalement la maison sera épargnée.

Maison de Camille Naumann ©collection privée.

 

Investi dans la vie culturelle et religieuse de la commune, il dessine les décors du théâtre Gentilly; il chante également à l’église. Il participe, entre autres, à la fabrication des arches pour la procession de Notre-Dame-de-Bonsecours qui eut lieu le 14 mai 1944. 

 

Arche pour la procession de Notre-Dame-de-Bonsecours, 1944, ©Mémoire de Maxéville.
Décor de théâtre, colorisé, ©Mémoire de Maxéville.

 

Sous l’Occupation, son savoir-faire prend une dimension sociale et engagée. De connivence avec la Résistance et mademoiselle Érard, secrétaire de mairie, il produit des faux papiers et tickets d’alimentation. 

       À la sortie de la guerre, il devient conseiller municipal auprès du maire Paul PIERRE, chargé du Comité des fêtes; ainsi en  1947 il s'occupe de la première édition de la Foire aux Fraises de Maxéville.

Extrait d'un article de l'Est Républicain, 17 juin 1947.

Il décède en 1974 et laisse derrière lui de nombreuses illustrations qui ont su donner une identité visuelle forte aux institutions commerciales, sociales, religieuses et culturelles de sa ville. Son travail, à la fois artistique et engagé, a contribué à renforcer la visibilité et l'attractivité de sa ville natale et de sa région.

Galerie  

2 avril 2026

Solvay

 

 

Vient d'être mis en ligne sur le site Image'Est le livre de Monsieur Michel Siméon 

à la rubrique Patrimoine - Grands Angles

 

 

 

Ce livre complète l'album-photos présent sur le blog

 

12 mars 2026

Un quartier de Maxéville : le SAUVOY de 1516 à 1779

Extrait du bulletin municipal n°3 août 1979

Le quartier Saint-Sébastien, groupe de maisons, auberges, cafés, doit son nom à une chapelle, voisine d’un ermitage. Cette chapelle fut fondée au début de 1516 par un officier de bouche de la maison du Duc Antoine. Cet officier de bouche, ayant accompagné François Ier lors de la conquête du Milanais, ayant échappé aux périls de la campagne, voulut perpétuer sa reconnaissance pour le saint qui l’avait protégé par un petit oratoire de Saint-Sébastien (inscription retrouvée autrefois). Non loin de là, au pied de la colline boisée, on voyait un vivier d’origine inconnue, sans doute établi par un Duc de Lorraine pour y conserver le poisson destiné à sa table.

À la fin du XVIe siècle, cette propriété appartenait à Jacques le Roux de Malzéville ; il la vendit le 10 septembre 1580 à Jacquemin CUEULLET, gruyer de NANCY et de l’Avant-Garde (c’est-à-dire agent forestier) et arpenteur général au Duché de Lorraine. Le Duc Charles III lui accorda des lettres de noblesse le 22 juin 1598. « Le Saulvoix » comprenait un demi-jour de terre arable ; il fut acheté pour 400 francs de principal, monnaie de Lorraine.

Au milieu du XVIIe siècle, le Saulvoix était devenu une propriété importante ; son possesseur était « Sieur du Vivier ». Ce titre fut pris par Jean CUEULLET dans le contrat du 27 août 1648, lors de la vente à Antoine CUEULLET, gruyer de NANCY, Anne Philippe CUEULLET, seigneur de Puligny, Ceintrey et Voiménont en partie, François CUEULLET, seigneur de Villey-le-Sec, et Gabriel CUEULLET, seigneur de Chanteheux, ses frères, de « la maison et enclos du dit Vivier, situé sur le ban de Maxéville, avec le gagnage et toutes dépendances », pour 18 000 francs barrois.

Antoine CUEULLET a dû racheter la part de ses frères, et on peut le supposer car il figure seul dans deux actes : des 8 mai et 4 septembre 1654, par lesquels les seigneurs de Maxéville permettent au propriétaire de la maison et enclos du Sauvoix d’édifier un pressoir « pour y presser ses vins et marcs » des vignes qu’il a au ban dudit Maxéville. Il est donc affranchi de la servitude du pressoir banal moyennant une reconnaissance de 32 francs, une auge de pierre et trois corps de fontaine, par l’un des seigneurs ; par l’autre, moyennant trois cordes de bois et un cent de fagots.

Il était de tradition que, le dernier jour des Rogations, la procession de Maxéville se rende à la « Maison du Sauvois ou du Vivier » ; là, le Curé bénissait la fontaine ; ensuite, le maître des lieux faisait largesse de pain et de vin aux gens de la procession. Antoine CUEULLET fit constater que ce n’était pas une obligation pour lui, aussi fit-il dresser un acte, le 13 mai 1665, que signèrent : le Curé, le mayeur, le maître échevin, le greffier, trois notables de Maxéville et lui-même (anciennes archives du Sauvoy).

En 1698, la chapelle construite par l’un des propriétaires du Sauvois tomba en ruine ; Marie CUEULLET sollicita de l’évêque de Toul la permission de faire ériger un autel où on dirait la messe. Cette demande accueillie le 15 janvier 1699, le Curé de Malzéville, doyen de la Chrétienté de Port [Saint-Nicolas] bénit la chapelle, y célébra la messe.

En 1727, la dite chapelle étant, une fois encore, tombée en ruines, Jean Hyacinthe CUEULLET de SAFFRAIS, propriétaire du Sauvois, Conseiller à la Cour souveraine de Lorraine et Barrois, obtint, le 4 septembre 1729, l’autorisation d’en élever une nouvelle, à condition qu’aux principales fêtes de l’année, les « laboureurs, vignerons, jardiniers, bergers, leurs femmes et leurs enfants » iraient entendre la messe à l’église paroissiale.

Jean Hyacinthe CUEULLET de SAFFRAIS était devenu, en 1724, l’unique possesseur du Sauvois ; il en avait hérité d’un quart à la mort de sa tante Marie Joseph CUEULLET ; il s’était rendu acquéreur des autres portions sur les membres de sa famille pour la somme de 20 500 livres tournois. Pour BUGNON, début du XVIIIe siècle, le Sauvois était une « maison franche » ; pour DURIVAL (en 1779 : description de la Lorraine et du Barrois), c’est une « maison de plaisance », la plus considérable de ce « canton du ban de NANCY, du côté de Maxéville ». Ce domaine comprenait alors : « une maison de maître entourée de fossés, une grande cour d’entrée avec une avenue plantée de tilleuls et charmilles, une maison de ferme, grange, écuries, bouverie, pressoir ».

Extrait du bulletin municipal n°3 août 1979


 

3 mars 2026

Au Grand Saint-Nicolas

 

Au fil d’un siècle, le café Grand-Saint-Nicolas a été le témoin des dynamiques historiques et locales de Maxéville, l’inscrivant durablement dans le paysage social et urbain de la commune. Les archives documentaires et iconographiques nous permettent aujourd’hui d’établir un historique de ce commerce et lieu de vie.  

Le plus ancien propriétaire connu est Jean-Nicolas Kimmel (1841-1891). Né à Etting, il réside toutefois au 46, Grande Rue jusqu’en 1891, comme le confirment les listes de recensement, accompagné de ses sept enfants et de son épouse Catherine Hallard, qui à la disparition de Nicolas, assure l’exploitation du café, en tant que cafetière et débitante, jusqu’au changement de propriétaire en 1897. 

Extrait de l'Est Républicain, 1er juillet 1897.

         

          Le 1er juillet 1897, un article publié dans l’Est Républicain informe ses lecteurs de l’acquisition du café-restaurant « Au Grand Saint-Nicolas » par Eugène Delignon (1872-1943). Né en 1872 à Blainville-sur-l'Eau, il épouse en décembre 1900 la maxévilloise Marie Eugénie Delaunay (1875-vers 1957). Dans le contexte d’un vif engouement pour l’aviation où cercles et sociétés d’enthousiastes se multiplient à travers la France, le café Saint-Nicolas joue un rôle de soutien local en accueillant l’association Maxéville-Aviation, comme en témoignent plusieurs cartes postales des années 1910. 

Les listes de recensements attestent par la suite de la présence de deux nouveaux « cafetier, patron » à la tête de l’établissement : Joseph Gérard (1890-1980), recensé en 1926 au 10, rue de la République, puis Lucien Leguay (1894-1969), signalé en 1936 au 35, rue de la République.

Comme on peut le lire sur la façade l'établissement est aussi hôtel. 

Façade du café-restaurant, 35 Rue de la République ©AMM
Photographie de Georges Benkemoun, ©AMM

Il faut attendre 1944 pour que le café soit repris par Georges Benkemoun (1918-1944). Connu pour être débitant, résistant FFI, il abrite dans ses caves les habitants du voisinage pendant les bombardements de la Libération. Il sauve ainsi la petite fille d’Adrienne Jambon. Blessé par les Allemands dans une rue de Maxéville, il décède à l’hôpital quelques jours plus tard.   

 

La concession au cimetière est ouverte par Madeleine Hoteplin (1909-1986) qui apparaît ensuite à la tête de l’établissement du Grand Saint-Nicolas dans le recensement de 1946.

 

          À cet instant et jusqu’à sa fermeture, le café reprend son rôle d’hôte pour divers évènements : réunions d’anciens combattants et de prisonniers de guerre, repas de communions, et de mariages (le dernier étant celui de la sœur de Denise Perrin en 1952).  

 

       

          À la suite de la construction du viaduc de l'autoroute et la démolition de nombreuses habitations, la numérotation de la rue est révisée, situant le café au 15, rue de la République.

Extrait de l'Est Républicain, 21 avril 2005.

 

Avant

Après

  L’établissement est finalement vendu à l’institution J.-B. Thiery et démoli en 2000. Un nouvel immeuble est construit sur l’ancien café et le jardin attenant est transformé en parking.

 

 

28 février 2026

Charles Ancé

 

 

Charles ANCÉ vient de faire paraître une superbe BD tirée de son roman paru en 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Séance de dédicace lors de notre réunion hebdomadaire aux Cailles Blanches

 

28 février 2026

JDM n° 69 janvier - février 2026

 

28 février 2026

JDM n° 68 novembre - décembre 2025

 

20 janvier 2026

Thierry de Martel

Né le 7 mars 1875 au château du Grand-Sauvoy, Thierry de Martel appartient à une lignée prestigieuse : il est un descendant de Mirabeau, le célèbre député du Tiers État. Bien que son nom soit aujourd’hui largement méconnu des habitants de Maxéville, les traces de son passage subsistent encore, notamment sur le fronton du Grand-Sauvoy, où figurent les armoiries de sa famille.  

 

                     

 

 

 

 

 

 

 

Thierry de Martel passe son enfance à Nancy, auprès de sa mère, Sibylle de Riquetti de Mirabeau (1849-1932), arrière-petite-nièce de Mirabeau. Celle-ci, plus connue sous le nom de plume Gyp, est une écrivaine aussi prolifique que controversée. 

    

                                                                                           

 

 

 

 

 

 

 

 GYP par Nadar en 1880

 

   Thierry de Martel vers 1920

 

 

 

 

 

 

Sportif accompli, Thierry de Martel est d’abord champion de France de rugby en 1896. Mais c’est surtout dans le domaine médical qu’il laissera une empreinte durable. Pionnier de la discipline, il est considéré comme l’un des fondateurs de l’école française de neurochirurgie. Chef de clinique à la Salpêtrière, il prend ensuite la direction de l’Hôpital américain de Paris, où il contribue à poser les bases de la neurochirurgie moderne en France.

Le destin de Thierry de Martel s’achève tragiquement : le 14 juin 1940, à l’entrée des troupes allemandes dans Paris, il choisit de mettre fin à ses jours. Il repose aujourd’hui auprès de sa mère au cimetière de Neuilly-sur-Seine

 

© Image 'Est - Mémoire de Maxéville - Internet

                                               

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